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Un peu plus d’un an après l’ouverture du marché français, chaque tournoi est l’occasion de croiser, au détour d’un break, un joueur sponsorisé qui annonce que son contrat n’a pas été renouvelé, et qu’il recherche une nouvelle room. Pourtant, avant l’annonce de la future régulation du marché français, il n’existait pas un opérateur digne de ce nom qui ne dispose d’un Team Pro. Joueurs pros, anciens sportifs, peoples, stars des médias, tout était bon pour se faire connaître, développer, fidéliser et surtout conquérir de nouveaux clients.
Puis, avec l’ouverture du marché national, un nombre assez important de contrats ont été signés. Mais, déjà, leurs montants étaient moins élevés qu’espéré. Deux grandes raisons à cela : la taille du « .fr », très réduite par rapport à celle du « .com », et la possibilité nouvelle pour les entreprises de notre secteur d’investir dans les espaces publicitaires des médias généralistes.
Depuis, le marché français n’a pas convaincu de sa rentabilité, et les opérateurs réduisent presque tous leurs budgets de communication, sacrifiant au passage quelques joueurs sponsorisés. Dans l’optique de toucher de nouvelles cibles, il apparaît en effet logique de privilégier une campagne TV grand public plutôt que d’entretenir un Team Pro, qui touchera davantage les connaisseurs.
Heureusement, l’avenir n’est pas aussi sombre qu’il n’y parait ! Même s’il ne devrait rester, à terme, que 5 ou 6 acteurs en France, l’Arjel semble avoir la volonté de revoir le système de taxation, et surtout de permettre aux joueurs français de batailler contre leurs homologues des autres pays européens régulés. Avec un marché accueillant plus de joueurs, et donc source de profits accrus, les opérateurs vont devoir reprendre le combat et batailler pour conquérir de nouveaux clients.
Un Team Pro restera toujours un excellent vecteur de communication pour démontrer son savoir-faire et assurer sa présence au cœur de la communauté poker. Et ce ne sont pas les grands tournois nationaux et internationaux qui manquent ! Je m’attends donc à un second souffle. Mais, dans le poker comme dans tous autres secteurs, seuls les meilleurs, les plus charismatiques, les plus suivis – les plus vendeurs – pourront attirer ou conserver la confiance de leurs sponsors.
G.C-M.
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Je crois que la valeur des joueurs sponsorisés a sensiblement baissé depuis l’ouverture du marché. Il y un avant et un après. Lors de la période qui a précédé la loi de régulation, les joueurs étaient l’un des rares moyens dont disposaient les opérateurs pour communiquer : ils étaient leur principal véhicule d’image.
Mais l’ouverture du marché a changé la donne. Tout d’abord, la communication passe désormais par bien d’autres vecteurs qu’une équipe de joueurs pros, si talentueux soient-ils. Pour les acteurs autorisés du marché – ceux qui possèdent un agrément de l’Arjel –, il y a aujourd’hui quantité de médias disponibles : la télé, la presse spécialisée et généraliste, la radio …
D’autre part, chaque joueur sponsorisé voit son image comme diluée dans un flot sans cesse croissant de médias qui parlent de poker. Cette dilution s’étend également au joueur qui peut parfois peiner à se distinguer, parmi le grand nombre des autres joueurs français de plus en plus performants sur la scène internationale. Le sponsoring en tant que tel n’est donc plus la panacée.
En outre, maintenir un Team Pro a un coût. Reporter une partie de ce budget sur d’autres postes pourrait, dans un avenir proche, sembler plus opportun à certains sites. Certes, quantité de joueurs mériteraient sur leur seule valeur d’être embauchés, mais une marque cherchera aussi à mettre d’autres valeurs en avant. Bien jouer et porter un logo ne suffit pas, il faut aussi des qualités humaines, un certain sens de la pédagogie, la capacité d’échanger et la volonté de transmettre sa passion.
Je ne pense certes pas que le sponsoring disparaîtra. Il y aura toujours des sites qui comprendront que c’est un moyen de véhiculer une bonne image du poker. Il y aura aussi lieu de renouveller de temps à autre les effectifs, donc de nouveaux champions seront demain susceptibles d’intégrer un Team Pro. Mais il faut s’attendre, globalement, un peu partout, à une réduction des budgets plutôt qu’à une augmentation des effectifs. La plupart des sites se sont inspirés du modèle lancé par Winamax et PokerStars et s’aperçoivent peut-être aujourd’hui que la situation a changé. Donc, je dirais que le sponsoring n’est plus en plein essor !
M.A.
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