FPS Deauville 2012 - Day 1

La bulle en suspens

Écrit par Frédéric Woirgard.

A 38 joueurs, le directeur de tournoi a demandé à la dernière femme encore en course de tirer une carte au sort. Sur cette carte est portée un chiffre entre 3 et 7 qui indique le nombre de mains à jouer jusqu'à la fin du jour. Elle tire le 7. Va pour 7 mains. Sur le coup suivant, deux "all in" résonnent en même temps à la même table. A la première table, il y a un call, le joueur shortstack qui a poussé est entre les deux gros tapis de sa table. L'un des deux relance sur l'autre qui paie. Il y a donc un pot extérieur. Les deux se neutralisent ensuite et checkent tout du long le flop 7-10-7-Q-10. Ils montrent respectivement A-K et A-J. Le shortstack, avec 5-5 en main était devant jusqu'à la rivière. Un bad beat qui l'empêche de tripler. Les deux gros, dont Thibaud Guénégou, parmi les chipleadears à un peu plus de 200 K, se partagent leur butin. A l'autre table, s'il y a un call et un sortant, nous aurons la même configuration que la veille avec une bulle partagée. Mais finalement non. Les 7 mains sont jouées jusqu'à leur terme. La bulle éclatera demain. En attendant, bonne nuit.

fin

Les deux terreurs

Écrit par Frédéric Woirgard.

Sebastian Winkler vient de sortir Jérémie Guez et Constant Rijkenberg continue de bien se porter.

winkler rijkenberg

 

47 joueurs luttent contre le sommeil, le sort et la baisse du pouvoir d'achat.

de l'importance d'être Constant

Écrit par Frédéric Woirgard.

Constant Rijkenberg marche sur sa table en ce moment. Il relance souvent et fait folder. Quand par bonheur un impertinent le paie, Constant montre la meilleure main à l'abattage. Son voisin de gauche, qui survit péniblement depuis plusieurs orbites déjà, part à tapis et est payé. Il montre A-K dépareillés et il est bien devant l'A-5 dépareillés de son adversaire. Le hic, c'est que l'As en face est de trèfle, et que quatre autres trèfles tombent au flop. Lucien Cohen, qui a empilé ses jetons en vrac, est prié pour la troisième fois par le directeur de tournoi de les ranger par valeur. Il fait mine de s'exécuter mais s'obstine à tromper l'ennemi dès que l'autorité s'éloigne. Pendant ce temps, Constant lance un 3-bet très agressif qui fait frissonner d'effroi toute la table. Jérémie Guez vient me confier : j'ai la table la plus difficile, de loin. Lui, c'est un gros joueur de High Stakes sur le point com, lui n'en parlons pas, lui je l'ai vu raser la table à Marrakech, lui c'est Sebastian Winkler qui a un bon rush en plus...pff...pas beaucoup de dead money à cette table. Pendant ce temps, Constant...

zzz

Écrit par Frédéric Woirgard.

L'action se ralentit considérablement...ce n'est pourtant pas la proximité de la bulle, puisqu'il y a encore 59 joueurs en lice et que 32 seront payés. Est-ce la fatigue, pourtant trois niveaux sont encore à terminer...Sont-ce les caprices du hasard ? Fabrice Gouget est sorti, le dernier en date à avoir dit adieu au titre est Samphane Phomveha, celui-là même qui était chipleader du Main Event ce matin. Dure journée.

Un coup amusant

Écrit par Frédéric Woirgard.

Saïd était le croupier, il raconte le pourquoi du coup : "aux blindes 500/1 000, la deuxième carte de la petite blinde se soulève, potentiellement visible, je vais pour la flasher et je préviens le joueur qui s'il s'en empare, je ne peux plus la remplacer." Finalement la petite blinde, qui n'a pas encore regardé sa main, choisit de remplacer la carte en question. Elle est retournée : une dame de trèfle. gloubs. Une remarque fuse "tu vas le regretter !" Il se fait relancer pré-flop, paie la relance et voit le flop : 8 3 5. De petite blinde, il est donc premier de parole et ouvre à 2 800. Le Norvégien qui a relancé préflop va pour aller à tapis, son voisin le retient, lui faisant remarquer que la grosse blinde n'a pas encore parlé. Voyant ceci, la brosse blinde se couche. Le Norvégien va donc à tapis, il est payé par la petite blinde, visiblement satisfait de sa nouvelle carte. Le Norvégien montre A-8, paire max, kicker max. La petite blinde ... 3-3. Le changement de carte était une bonne option. Défait par ce brelan improbable, le Norvégien quitte le tournoi en bougonnant quelque peu. Les blindes sont maintenant à 600/1200 (ante 200) et il reste 77 joueurs.

Quelques gros tapis

Écrit par Frédéric Woirgard.

 

Jean-Noel Thorel, Hugo Lemaire, Clément Thumy et Vanessa Hellebuyck ont busté.

Quelques gros tapis, statistiquement le vainqueur a de bonnes chances d'être parmi eux...

tapis1 tapis2 tapis3

 tapis4 tapis5 tapis6

C'est la reprise

Écrit par Frédéric Woirgard.

La pause dîner de 45 minutes a été trop courte pour beaucoup, à en juger par le nombre de chaises vides à la reprise. Les comptes ont été mis à jour, il ne reste plus que 107 joueurs et joueuses, pas beaucoup de joueuses... Le niveau 8 est actuellement en cours, nous irons nous coucher (enfin, vous faites ce que vous voulez) après le niveau 13, vers 2 heures du matin minimum...

Quelques photos

Écrit par Frédéric Woirgard.

Les 130 joueurs survivants sont partis en pause dîner. Les blindes sont à 400/800 (ante 100), le tapis moyen est de  25 300. Quelques photos :

vrac1 vrac2

vrac3 vrac4

vrac5 vrac6

Chipcount partiel et très peu objectif

Écrit par Frédéric Woirgard.

Quelques chipcounts prélevés ça et là :

  • Hugo Lemaire : 8 K
  • Lucien Cohen : 55 K
  • Marion Nedellec : 4 K
  • Tristan Clémençon : 9 K
  • Yann Migeon : 32 K
  • Vanessa Hellebuyck : 22 K
  • Fabien Gouget : 24 K
  • Alain Confino : 12 K
  • Thibaud Guénégou : 20 K
  • Philippe Gellman : 23 K

Les blindes sont à 200/400, il reste 164 joueurs, 36 seront payés.

HHHugo

Une vitesse de croisière.

Écrit par Frédéric Woirgard.

Les joueurs viennent d'attaquer un nouveau niveau, ce sera sans Ilan Boujenah, qui n'aura pas joué très longtemps, encore atteint par sa bulle partagée du Main Event. Les blindes sont à 150/300. Le chiffre de 329 entrants est désormais définitif. IL ne reste plus que 230 joueurs en lice. Avec la structure semi-rapide, il commence à y avoir un peu plus d'action. A la table de Tristan Clémençon, qui pour l'intant jette toutes ses mains, Lucien Cohen affronte Jean-Noël Thorel, autant verbalement que cartes en main. Sur un tableau 4♥ 8♣ T♣ 9♣ 9♦, Lucien teste Jean-Noël. "Je sais que si je t'attaque, tu vas réagir." Ce à quoi Jean-Noël fais une réponses de normand, très habituelle à Deauville. Finalement, Lucien attaque et fait folder son adversaire. Lucien exulte et montre une poubelle. "Je ne sais jamais comment jouer avec toi !". "Comme ça, exactement comme ça, c'était très bien joué", s'en amuse Thorel. Un coup plus tard, sur un flop 6♦ J♠ T♥ relancé préflop par le joueur UTG+1, payé au hi-jack, par Marion Nédellec au bouton et Jean-Noël Thorel de grosse blinde, tout ceci préflop, le relanceur initial ouvre mais est relancé à tapis par Marion. Il est couvert. Il hésite longtemps avant de lacher son overpair Q-Q. Pendant ce temps, Jacques Zaicik se lève de la table voisine et salue poliment ses adversaires, son tournoi est fini.